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Lettre de nouvelles M Vision, Janvier 2008
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Chers photographes classiques et enthousiastes de Leica,
Merci de me laisser partager avec vous les nouvelles sur les événements
à venir.
La Salve d’ouverture
Si une photographie est l’enregistrement de ce que l’on
voit, alors le plus gros de la photographie tient à notre
façon de voir. Là est l’ennui. Même avec
des appareils bourrés de technologie, anti-vibration, qui
font la mise au point sur le blanc des yeux, et qui captent chaque
nuance en un nombre faramineux d’images par seconde, nous
sommes envahis de mauvaises images. Non, je ne préconise
pas le retour dans le bon vieux temps, lorsque les images étaient
argentiques, et que le monde s’en portait mieux. W. Eugene
Smith annonçait lui-même l’érosion de
l’excellence en 1954.
“For the many photographers I talk with, and of the many
photographs I see in portfolios, publications, and exhibitions,
I am far too often appalled and saddened by an increasing disregard,
or in the extreme, an actual disdain, for the grammar of photography.
… I will have to hold as suspect the work of any photographer
claiming to be an artist, an observer, an interpreter of reality
who is this careless in the simple details of his communicative
effort. For might not this also indicate a similar laziness and
carelessness of observation in the photographer’s approach
to his subject?” © W. Eugene Smith
La compréhension et la composition constituent les pierres
fondatrices d’une image mémorable. Votre vision se
doit d’être claire afin de saisir le bon moment. Cela
implique un réel engagement, énormément de
travail, et une bonne dose de talent brut. Voilà pourquoi
les grandes photographies et les grands photographes sont tous deux
des cadeaux précieux.
Demandé à Paris!
Fin novembre, j’ai reçu une invitation pour passer
une semaine à Paris, hébergement et repas inclus.
Inutile de préciser avec quelle rapidité ma décision
fut prise. J’allais bientôt traverser l’Atlantique
muni de mon M7, un 21mm f2,8 Elmarit, et un 50mm f1 Noctilux emprunté.
La plupart des photographies ayant été prises le soir,
j’ai eu l’occasion de mettre sérieusement à
l’épreuve cet objectif légendaire.
La preuve est dans la soupe. C’est avec sa plus grande ouverture
que le Noctilux performe comme le pur sang qu’il est. Même
avec la résolution douteuse d’un écran d’ordinateur,
je parie que vous pouvez retrouver ces images prises à f1.0.
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J’ai eu l’opportunité de marcher sur les pas
de l’un de mes photographes favoris, Robert Doisneau. On doit
toujours un grand hommage à ce passionné de Rolleiflex
et Leica, et une reconnaissance de son importante contribution dans
la documentation et l’illustration de la vie parisienne au
milieu du vingtième siècle!
Quand je regarde une photographie de Doisneau, je vois une grande
joie. L’image des enfants courant sous la tour Eiffel capture
l’optimisme français des années 1950. Dans un
café, j’ai eu un débat avec un ami à
savoir si le génie de Doisneau pouvait encore fleurir dans
le Paris d’aujourd’hui. Après tout, concluais-je,
il doit plus son talent à l’époque dont il est
issu, à cette ère où la France était
définie par la baguette, le béret et la bicyclette.
Regarder les impressionnants portraits qu’il a produits dans
les années 1980 m’a fait réaliser à quel
point les grands artistes se nourrissent des changements politiques
constants, des sensations, des tendances et réalités.
Si Doisneau travaillait en 2008, son travail reflêterait le
monde contemporain et son point de vue révèlerait
sans doute l’essence de ce photographe remarquable.
Helen Levitt à la Fondation Henri Cartier-Bresson
J’ai poussé jusqu’à la Fondation Henri
Cartier-Bresson, dans Montparnasse, où j’ai découvert
le travail de Helen Levitt. Née en 1913, elle a documenté
les scènes de rues New Yorkaises, d’abord en noir et
blanc, puis en couleur dès 1959. Interviewée en 2002
à l’émission de la radio publique nationale
All
Things Considered:
“I decided I should take pictures of working class people
and contribute to the movements. Whatever movements there were --
Socialism, Communism, whatever was happening. And then I saw pictures
of Cartier Bresson, and realized that photography could be an art
-- and that made me ambitious."
Séparée
par un océan de Robert Doisneau, j’étais frappé
par la similarité des oeuvres de ces deux photographes.
Revisiter le passé
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L’année
2008 marque le 50ième anniversaire de la publication
de The Americans, l’essai monumental de Robert
Frank. cet essai était d’un contraste rigide, du
style célébration de la photographie de l’époque.
Il a montré que la vie n’était pas une fête
continuelle, comme vue dans les magasines Look, Parade... Dans
le magnifique article écrit par Brian Appel, Beauty and
‘the Beats’—Robert
Frank’s The Americans (1955-56), j’ai appris
que Robert Frank avait participé à l’exhibition
monumentale de Edward Steichen The Family Of Man, Au
MoMA |
…Edward
Steichen’s 1955 “The Family of Man” debuted at
The Museum of Modern Art in New York and became the most heavily
attended photographic exhibition in MoMA’s history. Here was
an optimistic take on the role of democracy positing that no matter
how diverse the world’s make-up we are all part of the same
family. Although Frank actually worked on this project with Steichen,
back in 1953, the sheer mawkishness of some of the accompanying
text -- snippets from the Bible and other great works -- and the
hubris of its intentions, turned him off to it. He did not share
the director’s sentimental vision which removed the events
depicted from their historical context and drained them of any ‘real’
meaning. He left the curatorial team well before the show opened.
Perhaps Frank’s proximity to the “editorial preferences”
of Steichen made him realize that the observer/photographer not
only records but can change the depiction of events and that the
editor has the “power” to neutralize this voice by putting
the overall concerns of the curatorial agenda above the unique voice
of the artist. ©Brian Appel
Tant qu’à être dans le passé, il y a quarante
ans, en 1968, Dany Lyon a publié . C’était dans
le temps où les motocyclistes n’étaient pas
que des avocats ou des hommes d’affaires riches et retraités.
Il y a une qualité anarchique captée dans ces photos,
un trait qui réapparaît dans la plupart du travail
de ce photographe sous-apprécié.
Votre
passeport est annulé
Voici
un désordre qu’on ne peut reprocher aux Douanes et
Immigration Canada & U.S. Customs and Border Protection, ou
toute autre agence préservant les états souverains
à travers le monde. Qui pourrait être derrière
cet atroce concept qui élimine la sécurité
et la protection qu’un passeport puisse fournir? Vous l’avez
deviné : nos gars de Solms.
C’est
avec grande confusion que je dois confirmer l’annulation de
la garantie passeport de trois ans de Leica sur les systèmes
analogiques M et R. Ce plan de protection procurait aux propriétaires
d’ appareils Leica une paix d’esprit, et en même
temps, traçait une ligne séparatrice des autres systèmes
de caméras. Par contre, le M8 continue d’avoir une
garantie de deux ans contre tout défaut interne.
La
décision d’augmentation des prix de 4-6% de Leica sur
l’ensemble du catalogue, et ce, à partir de janvier
2008, était totalement prévisible. Meurtri par les
hausses substantielles de 2007, le M8 a été remarquablement
épargné de cette ignominie.
L’aigle éclectique
Malgré
que ce qui suit n’est pas une nouvelle pertinente au monde
du télémétrique, je peux vous assurer que ces
deux nouveaux items étaient inspirés par le système
télémétriques.
J’ai
reçu et eu la chance d’essayer les objectifs Voigtlander
Ultron 40mm f2 SLII Aspherical ainsi que Voigtlander
Nokton 58mm f1.4 SLII. Ce sont des objectifs à mise
au point manuelle équipés d’une puce qui les
rend compatibles avec les nombreux modes de posemètre offerts
sur les appareils Nikon et Pentax récents. On sent la précision
dans la construction, qui depuis le temps a disparu des objectifs
AF modernes. Les hélécoides de mise au point sont
lisses, mais surtout pas trop mous, les clicks des ouvertures sont
claires et faciles à placer. Les résultats? des images
ultra nettes, avec de belles tonalités. Les deux objectifs
pour Nikon et Pentax se vendent à 379$.
Pensant
au futur
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Je
ne prétends nullement être capable de prédire
les futurs développements de Leica, mais à propos
des futurs produits numériques, voici ce que je pense:
après un début précaire, le M8 a mérité
ses lauriers d’un performant cheval de travail. Il y aura
sûrement quelques améliorations apportées
au logiciel interne de l’appareil, mais le boîtier
demeurera le même. Et jusqu’à ce que notre
planète fasse le tour du soleil, une ou même deux
fois, le M8 restera l’appareil télémétrique
numérique principal, qu’il y ait un M9 ou non.
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J’ai
reçu plusieurs témoignages à propos des capacités
du M8. Zoran
Milch, en poste au Brésil a écrit:
“I
am a Canadian photographer who shoots stock and reportage for Masterfile
and Getty Creative in Rio de Janeiro, Brazil. I'm one of the first
to take a gamble on the M8. (I used to work with the M's at the
start of my career for the Globe and Mail.) I am VERY happy with
the camera and can manipulate its excellent quality for the high
standards of the stock industry. The camera is a godsend, especially
when working on the beautiful but theft-problematic streets of Rio
de Janeiro.”
Un
autre témoignage que j’ai trouvé intéressant
parlant du M8 était rédigé par le photographe-journaliste
Bruno
Stevens suite à une affectation de six semaines en Iran.
Par
contre, j’ai trouvé le commentaire à propos
de la numérisation des films un peu simplistes, et comparer
le M8 avec le Canon 5D, comme si on comparait
un vélo de course avec un vélo de montagne.
Malgré
que Leica adopte une politique de prix plutôt Machiavelique,
l’univers de la photographie télémétrique
devient de plus en plus achalandé et compétitif. L’intérêt
dans ce magnifique milieu de photographie télémétrique
prend de plus en plus d’ampleur. Voigtlander, qui
a récemment reçu le prix japonais Good Design,
continuera à innover et offrir des produits remarquables
au prix très raisonnables. Je suis également ravi
par la présence renouvellée de Carl Zeiss
dans cet univers et je suis en train de songer à ajouter
les lignes des appareils Zeiss Ikon et les objectifs ZM
qui sont 100% compatibles avec la monture M à
ma sélection de produits télémériques
.

Le
prochain atelier sera au printemps
Il
neige encore, quelle surprise! Nous allons éventuellement
reprendre la photographie quand nous ne seront plus encombré
de nos gros manteaux d’hiver, écharpes, gants et bottes.
Quoi de mieux pour raviver notre enthousiasme que de participer
à un atelier de 3 jours dirigé par nuls autres que
Carl Valiquet
et Conrad Duroseau.
Réservez
votre fin de semaine du 25 avril! L’atelier étant limité
à 15 participants, il n’est pas trop tôt pour
réserver votre place. Merci de me contacter à jeanb@leicaboutique.com
. Si vous n’êtes pas familier avec l’atelier M
Vision, vous pouvez visiter le site http://www.leicaboutique.com/mvision-what.htm
pour avoir un aperçu de ce qui a été fait dans
le passé.
Vers l’infini et au-delà!
M
Vision a rejoint des lecteurs aux quatre coins du monde. Je
souhaite remercier tous ceux qui ont écrit, faisant part
de leurs commentaires et suggestions, que je lis toujours avec un
immense plaisir.
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Dans
l’attente de vos commentaires,
Photographiquement vôtre,
Jean Bardaji
Leicaboutique.com & Camtec Photo |
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